Portrait d'Allan Sutton accordant un piano
Allan Sutton

Michel Gonneville, compositeur et professeur au Conservatoire de Montréal, organise un événement remarquable.

J’ai la chance de jouer sa musique, qu’il a composé pour un conte musical mis en oeuvre par le Moulin à Musique en collaboration avec l’Ensemble Contemporain de Montréal, Gros Paul.

Nous avons travaillé au conservatoire cet été, sous la direction de la directrice de l’ECM, Véronique Lacroix, et j’ai été stimulé par cet environnement débordant de créativité. J’ai beaucoup apprécié la passion qui anime Véronique et Michel, et j’adore cette musique nouvelle (et difficile à jouer) qu’il m’a été donné d’apprendre, et que je jouerai beaucoup en représentation, je l’espère, dans les années à venir.

Je n’avais pas beaucoup fréquenté la musique contemporaine, tout occupé que j’étais à travailler Chopin, Schubert, Beethoven, au piano. J’aime entendre ces sons nouveaux, ces combinaisons, transformations, élucubrations, qui nous brassent les neurones et m’inondent le cerveau de flots d’endorphines grisantes.

Dans le cadre de l’événement Antiphonies Montréal- Mons, un concert que je ne veux pas manquer sera présenté mardi prochain.

Les compositeurs seront là, ils joueront dans certains cas eux-mêmes la musique des autres, et si je me fie à l’intensité déployée par Jean-Philippe Collard-Neven dans son concert tout Janacek de jeudi, ce sera vibrant.

Le grand Steinway sur la scène de la salle de concert du Conservatoire est très élégant, en passant.

Pour les billets: Sur le réseau Admission ou à la billetterie du conservatoire ($10)

 

MAJ dimanche 23 oct: Le concert était vraiment bon ! Il reste un dernier concert dans la série, cet après-midi à 15h30

Rappel – AntiphonieMontréalMons


J’ai passé des vacances extraordinaires, côtoyant entre autres Marc, Suzanne et leur fille Zoé avec qui nous avons partagé la même table ainsi que nos visites touristiques (Toulon, Monaco, Nice, Rome, Florence, Pise….. mamma mia !)

Le père de Suzanne s’est récemment acheté un piano à queue Yamaha tout neuf équipé d’un système Disklavier, version moderne du piano mécanique. Il s’agit d’un vrai piano acoustique équipé de capteurs très sensibles et d’un système électro-mécanique pour actionner les touches. On peut s’enregistrer soi-même ou faire jouer des enregistrements professionnels. C’est pas mal magique.

Tout heureux de leur montrer sa nouvelle acquisition, il les invita à souper, avec le piano en musique de fond.

Disklavier réception

Malheureusement, aussi sophistiqué que soit ce système, il ne permet pas de baisser le volume autant qu’on pourrait le faire avec un système de son. Comme musique d’ambiance, les gens trouvent que ça joue trop fort.

Déception !

Il existe une solution. La  sourdine pour piano  à queue proposée par l’inventeur Steven James, disponible depuis peu, permet de jouer soi-même sans déranger les voisins ou de laisser jour le piano automatique Disklavier ou Pianodisc sans surcharger l’espace sonore pour un meilleur confort de nos invités.

Quel sera le quatrième piano au Canada équipé de ce système ? J’ai effectué trois installations depuis un an: les clients s’en montrant entièrement satisfaits, n’hésitez pas à le demander à votre accordeur-technicien.


Ce fut une saison faste pour les amateurs de piano.

Le concours du Prix d’Europe s’est conclu par la victoire d’un pianiste, Charles Richard Hamelin. Il habite à côté de chez mon fils. Voulez-vous savoir si Charles a beaucoup pratiqué pour obtenir ce résultat fantastique ? C’était le centième anniversaire du concours, mais encore comme toujours,  cent fois-(et mille fois)-sur-le-métier-remettez-votre-ouvrage pour les concurrents.

Le Concours International de Musique de Montréal était consacré au piano et la gagnante, Béatrice Rana, a tout à fait mérité cet honneur. J’ai été déçu de ne pas pouvoir entendre l’ensemble des pièces préparées par Dorel Golan que j’ai eu le plaisir de rencontrer cette année, ayant travaillé sur le piano sur lequel elle pratiquait jour et (presque) nuit. Elle n’a pas été retenue pour la finale malgré des performances éblouissantes et généreuses, mais elle a gagné des fans enthousiastes. Elle a ce « quelque chose » d’unique qui la met dans une classe à part.

Enfin, pour sa première participation au Concours de Musique du Canada, Alexandre Savard a atteint son objectif d’obtenir 90 % et s’est classé 3e dans la classe des 21 ans. Il a gentiment laissé un commentaire sur ce blog pour vanter la performance de la sourdine que nous avons installée sur son Yamaha C6. Il attribue même une partie de son succès au fait que la sourdine lui a permis de travailler pendant toutes les heures nécessaires sans incommoder une voisine quelque peu intolérante.

Des bravos sont de mise pour tous les participants, et je salue bien sûr particulièrement ces jeunes musiciens que je connais un peu plus personnellement.

Enfin, je note avec plaisir que Lucie Renaud a été honorée par le prix Léo-Pol Morin (Prix d’Europe en journalisme musical) pour son portrait de Gidon Kremer paru dans le numéro de novembre 2010 de La Scena Musicale

Bon été à tous, et laissez la climatisation fonctionner chez vous, c’est bon pour votre piano !


Une corde est cassée ? Ça peut arriver si on joue trop fort. D’ailleurs, cette corde avait peut-être une faiblesse.

Ça fait un bruit inquiétant, et il y a lieu de s’inquiéter ! Si ça se produit dans une section où il y a deux ou trois cordes pour chaque note, vous pourrez encore jouer la note affectée mais la portée du marteau et de l’étouffoir correspondants sera inadéquate et d’autres bris sont à craindre.

Faut-il remplacer la corde ?

La plupart du temps, dépendant de l’endroit exact où le bris s’est produit, il sera préférable de simplement poser une nouvelle amorce.

Il faut réaliser qu’une corde neuve prendra plusieurs semaines avant de s’être étirée à son maximum pour rester enfin accordée de façon stable.

Pour les cordes de basses, celles qui sont filées d’un enroulement de cuivre sur un coeur d’acier, une corde neuve sur mesures entraînera des délais pour la commande et la livraison. Il existe bien des cordes « universelles » que les techniciens transportent avec eux, parmi lesquelles on peut choisir pour trouver un remplacement approximatif (pour un résultat approximatif aussi) mais dans tous les cas, une corde neuve n’aura pas une sonorité identique à celles plus vieilles qui l’entourent.

Les avantages de pouvoir conserver la vieille corde sont donc évidents: même sonorité, réparation sur le champ, stabilité de l’accord immédiat. Ne jetez pas une corde qui vient de casser !

DSC02026

Les accordeurs techniciens les plus compétents maîtrisent l’art de faire un noeud dans ce matériau très difficile qu’est l’acier utilisé pour les cordes de piano.


Le Tempe Center for the Arts en Arizona se paye l’extraordinaire luxe d’avoir un piano fabriqué « sur mesure ».

Le Ravenscroft modèle 275 (275 centimètres, 9 pieds) en question est présentement dans l’atelier de Michael Spreeman, le maître d’oeuvre  de ce projet fascinant.

Lors de la commande initiale, le 275 que j’avais joué à la convention de Grand Rapids en 2009 avait été déménagé au Centre et on avait pu l’essayer dans chacune des trois salles pour évaluer les performances de l’instrument dans divers contextes. Suite à ces observations, alors que le piano existant utilisait le bois de Fiemme (comme les violons Stradivarius) il fut décidé d’utiliser pour la table d’harmonie du piano à construire l’épinette Sitka  du Canada qui possède les propriétés requises pour optimiser la projection sonore, avec une attaque puissante, sans sacrifier le soutien si important. Michael m’a dit que ces morceaux de bois spécifique appartenaient à Jude Revely (http://www.absolute-piano.com) qui les gardait pour un projet spécial.

table d'harmonie Ravenscroft

Il partage quatre albums de photos commentées (en anglais):

Le premier album montre la préparation de cette table d’harmonie.


Mise à jour 26 avril: Rosalie Larouche, de l’organisation du concours, lance cet appel sur Facebook: Le CMIM est à la recherche de parrains/marraines qui accepteraient de prêter leur piano à un candidat du CMIM qui irait travailler chez vous – 23 mai au 3 juin – faites-moi signe!!!! Merci!!!!!

Laissez-moi savoir si ça vous intéresse, je vous mettrai en contact avec Rosalie.

 

Cette année, c’est le piano.

Le Concours Musical International de Montréal laisse la scène aux jeunes pianistes parmi les plus talentueux au monde.

24 candidats, 8 femmes et 16 hommes en provenance de 12 pays ont été invités  pour l’épreuve quart de finale suite à des auditions par enregistrements audio. Les plus fortes participations viennent du Canada (4, dont 1 du Québec), de Chine, de Corée du Sud, des États-Unis, de Russie (3 chacun) et du Japon (2). Suivent l’Allemagne, l’Australie, Israël, l’Italie, la Pologne et la Suisse, avec 1 candidat chacun. La moyenne d’âge est de 25 ans.

Voici ce que j’ai trouvé sur le net au sujet de chacun des participants de cette année:

 

M. Carlos Avila, États-Unis: Il est fait mention d’un concert qu’il donnait à San Francisco ici.

Mme Julia Chaplina, Russie: Elle est sur Facebook et on peut lire sa bio ici.

M. Shih-Wei Chen, Chine: Il est inscrit à la « e-competition  » de Yamaha, où les concurrents envoient leurs performances enregistrées sur Disklavier !

 

Mme Tina Chong, Canada: On peut en apprendre un peu sur elle dans les notes de programme d’un concert du CNA en octobre.

 

Mme Lindsay Garritson, États-Unis: On la trouve sur Facebook.

 

Mme Dorel Golan, Israël : Lisez quelques notes biographiques.

 

M. Cédric Gremaud, Suisse: Lisez sa bio.

M. Xiang Huang, Chine: Je n’ai rien trouvé sur le web.

M. Shinnosuke Inugai, Japon: On le voit jouer ici.

 

M. Won Jong Ho, Corée du Sud

M. Daiki Kato, Japon : Voyez-le jouer les Variations Sérieuses de Mendelssohn sur Youtube.

 

M. Kangun Kim, Corée du Sud: Il semble absent du web.

MAJ septembre 2011 : le lien est maintenant inopérant !

M. Younggun Kim, Canada : Présent sur Facebook qui ne permet pas d’afficher ici la photo de son profil.


M. Henri Kramer, États-Unis : Il joue déjà ici et là (regardez l’entrevue).

 

Mme Sofya Lisichenko, Russie: On en parle sur TheMoscowNews.

M. Steven Massicotte, Canada: Un petit article lui est dédié sur hebdorivenord.com

M. James Moon, Australie: On peut l’entendre jouer ici.

Mme Zheeyoung Moon, Corée du Sud

Mme Nadya Pisareva, Russie: Elle est complètement absente du web.

Mme Beatrice Rana, Italie: On la voit jouer au concours Bang & Olufsen PianoRAMA . Une candidate de toute première importance !

M. Konstantin Semilakovs, Allemagne: On le voit jouer Tango de Stravinsky sur Youtube.

M. Diyi Tang, Chine: Lisez (en anglais toujours) sa biographie sur instantencore.
M. Krystian Tkaczewski, Pologne: Il est un des deux seuls candidat a posséder son propre site web (Encore qu’utilisant flash à profusion, et un fond musical en boucle qui nous incite à fermer le site avant d’avoir pu aller plus loin).

 

M. Avan Yu, Canada: Il a lui aussi son site web sur la plate-forme ArtistManager.net …assez réussi !


L’Ensemble Contemporain de Montréal se surpasse en nous préparant un programme épatant où les époques et les disciplines se fondent au creuset de la créativité exubérante de leur directrice Véronique Lacroix.

 

 

Nous entendrons entre autres la pièce pour deux pianos et orchestre, Variations II de Pierre Klanac, du même acabit que celle-ci, présentée en 2007:

On présente les pianistes  Pestova-Meyer comme étant « stupéfiants de virtuosité ». Ça nous intéresse !

Lisez toutes les informations dans le communiqué.

Au plaisir de vous y rencontrer !

Mise à jour 21 avril: J’ai reçu cette bande-annonce du spectacle:

 


Décorations.

J’aime ces petits dessins qui ornent l’intérieur des vieux pianos.

Récemment, je ne suis mis à les photographier, pour rendre hommage aux artisans de jadis et pour qu’il en reste une trace alors que ces vieux instruments sont progressivement mis hors service. Voyez quelques-unes de mes photos sur Flickr.

Facile d’imaginer les nouveaux propriétaires d’il y a cent ans montrant fièrement l’intérieur de leur récente acquisition. Dans le temps, on prenait le temps de faire et on prenait le temps de voir!

Ces petits dessins gracieux n’existent plus dans les pianos neufs d’aujourd’hui.

Je serais heureux que vous apportiez votre contribution: vous pouvez ajouter des photos de l’intérieur de vos vieux pianos sur la page Facebook de Piano Technique Montréal.

Au plaisir…


S’il faut travailler sur les roulettes ou sur le plancher du piano, il faut le mettre sur le dos.

Avec le bon outil, il est facile de le faire, sinon il faudrait être plusieurs hommes forts.

 

 

Ici, le but était d’ajouter des roulettes (un « dolly ») à ce piano qui n’en avait pas.

Ajout d'un dolly

Merci à Steve Lecky, Collège Dawson, février 2011


jejouedupiano.com, qui se dit le premier consacré aux cours de piano en ligne pour tous les niveaux, offre aussi des entretiens, des commentaires d’experts  sur des interprétations trouvées sur YouTube, et un premier dossier :  Les conseils de Pierre Malbos pour acheter et entretenir votre piano

Les informations présentées sont très justes.   Si vous voulez acheter un piano, l’expert vous met en garde contre un vendeur de piano qui dirait: « Oui, là il n’est pas bien, mais vous verrez, après une préparation chez vous, ça sera le jour et la nuit ! ». Ce que l’on a envie de trouver dans un instrument doit être présent lors de l’achat, dit-il avec raison.

Puis:  » Il faut s’assurer que le piano que l’on a essayé et choisi en magasin va bien être celui qui sera livré. Je conseille donc de bien noter le modèle et le numéro de série et de préciser au vendeur que l’on veut ce piano et pas un autre »  Très judicieux !

Il insiste pour que l’acheteur fasse appel à un professionnel indépendant avant d’acheter un piano usagé.

Au sujet de l’entretien, après avoir parlé de l’accord et des réglages mécaniques, ce qu’il dit de l’harmonisation mérite d’être souligné:  « Cette opération ne peut se réaliser en une fois, c’est un travail de longue haleine, par petites touches et en plusieurs étapes. Il y a tout d’abord un travail technique de piquage. Il faut ensuite laisser reposer et que le pianiste joue avant de reprendre les choses quelques temps après.  Les meilleures harmonisations s’appuient sur le temps. Une harmonisation réalisée en une fois peut permettre de rattraper quelque chose mais ne durera pas. »

Enfin, je reproduis aussi sa réponse à la question « Comment trouver un bon accordeur »

« C’est une chose assez difficile car les clients ont souvent du mal à juger ce travail complexe. Le bouche à oreille me paraît être une solution. Plutôt que de parler de bon ou de mauvais accordeur, je parlerais de personne avec qui le pianiste doit instaurer une relation dans la durée. Il doit y avoir de la part du technicien une orientation, une façon d’aborder le son qui doit correspondre à ce qu’attend le pianiste. Par conséquent, chaque pianiste peut trouver son accordeur, sans penser qu’il y en a un meilleur que l’autre. La question ne se pose pas en terme de qualité mais en terme de compréhension. La notion de suivi me paraît primordiale. Il est préférable de faire intervenir toujours la même personne, qui puisse s’appuyer sur son travail précédent pour améliorer le piano à chaque passage. Lorsqu’un accordeur découvre un instrument, il lui faut un temps d’adaptation. Le premier accord est rarement le meilleur parce que chaque technicien a un geste particulier, sa propre façon de tourner la cheville, de caler l’accord, qui font que le piano va réagir aux différemment en fonction de l’accordeur. Quand il est habitué au même type de geste, il va être beaucoup plus stable. L’accordeur et le piano doivent s’accorder. »

Très éclairant ! Je suis d’accord.